Ce que l’IA fait bien, et ce qu’elle fait mal
Un assistant IA comme ChatGPT, Claude ou Gemini est très bon pour reformuler, résumer, proposer des idées, rédiger un premier jet et organiser des informations. Il va vite et ne se fatigue pas.
Il se trompe aussi, parfois avec aplomb : il peut inventer un chiffre, une source ou une règle qui n’existe pas. Il ne connaît pas votre commerce, vos prix ni vos clients, sauf ce que vous lui dites. Retenez cette règle : l’IA propose, vous décidez et vous vérifiez.
Premier usage : écrire plus vite
C’est le point de départ le plus simple, parce que le résultat se relit en une minute. Exemples concrets pour un commerce ou un artisan :
- Répondre à un avis Google : vous collez l’avis (sans nom si possible) et vous demandez une réponse polie de trois phrases dans votre ton.
- Rédiger un mail de devis ou une relance : vous donnez les faits (travaux, date, prix que vous avez fixés), l’assistant propose le texte.
- Écrire la description d’un produit ou d’un service pour votre site ou votre fiche Google.
- Préparer une publication sur les réseaux : vous donnez l’idée, il propose trois versions courtes.
Deuxième usage : ranger et résumer l’information
Vous avez des notes, des mails, des documents publics à lire : un règlement, une notice, un catalogue fournisseur. Demandez à l’assistant de résumer en cinq points, de sortir les dates importantes ou de poser une liste de questions à poser au fournisseur.
Gardez le document sous les yeux et vérifiez chaque point important. Pour les sujets de droit, de santé ou de finance, l’IA n’est pas un conseiller : un professionnel (avocat, expert-comptable, médecin) valide toujours ce qui engage votre entreprise.
Troisième usage : se préparer et se traduire
Préparer un rendez-vous commercial, lister les objections probables d’un client, écrire la trame d’un appel : l’IA est un bon partenaire d’entraînement. Elle sert aussi pour traduire un échange avec un client étranger ; DeepL est un outil de traduction connu, à utiliser aussi pour vérifier un texte important avec quelqu’un qui parle la langue.
Pour des images, des outils comme Canva ou Photoroom servent à retoucher une photo de produit ou à nettoyer un fond. Regardez toujours le résultat de près : une IA peut déformer un objet, ce qui est gênant pour une photo de vente.
Les outils à essayer, sans vous ruiner
Vous n’avez pas besoin de tout. Prenez un seul assistant au départ. Les trois les plus connus sont ChatGPT, Claude et Gemini. Claude propose une version gratuite à usage limité (voir la page tarifs de son éditeur). Pour les autres, regardez sur leur site ce que la version gratuite permet aujourd’hui : cela change régulièrement.
Règle simple : testez un outil gratuitement pendant quelques jours sur vos vrais cas, passez au payant seulement si vous l’utilisez chaque semaine. Si l’outil vous demande une carte bancaire pour un essai, notez la date de fin dans votre agenda.
Les précautions à prendre avant de coller quoi que ce soit
Ce que vous écrivez dans un assistant peut sortir de chez vous. La CNIL, autorité française de protection des données, publie des recommandations sur l’IA et le RGPD sur son site. Les réflexes de base :
- Ne collez jamais de données personnelles de clients (noms, adresses, téléphones, dossiers) dans un outil public. Remplacez-les par « Client A », « Client B ».
- Ne collez pas de contrat, de RIB, de mot de passe, d’accès ni de document confidentiel.
- Regardez les réglages de l’outil : certains permettent de choisir si vos conversations servent à améliorer le service.
- Relisez tout avant d’envoyer : un chiffre, une date, un nom ou une règle inventée peut passer inaperçu.
- Dites-le si vous utilisez l’IA là où cela compte pour votre client (un texte juridique, un conseil technique) : l’honnêteté protège votre réputation.
Un plan sur quatre semaines
Un quart d’heure par jour peut suffire. Le but n’est pas de tout automatiser, c’est de repérer ce qui vous fait gagner du temps.
- Semaine 1 : essayerCréez un compte sur un seul assistant. Chaque jour, faites-lui faire une petite tâche réelle : un mail, une description, une réponse à un avis. Notez ce qui est bon et ce qu’il faut corriger.
- Semaine 2 : écrire vos modèlesPour les tâches qui reviennent, gardez la demande qui a bien fonctionné dans un document : « Voici le ton de mon commerce… ». Vous la réutiliserez sans réfléchir.
- Semaine 3 : ajouter le tri et la préparationUtilisez l’assistant pour résumer un document public, préparer un rendez-vous ou lister les questions fréquentes de vos clients. Vérifiez chaque point.
- Semaine 4 : faire le bilanQuelles tâches ont été plus rapides ? Lesquelles ne valaient pas l’effort ? Gardez deux ou trois usages, abandonnez le reste. Décidez alors si un outil payant ou un accompagnement vous aide vraiment.
Et ensuite ?
Quand les premiers usages sont installés, on peut aller plus loin : un assistant qui répond aux questions courantes sur votre site, un logiciel qui trie vos demandes, une fiche Google suivie. Ce n’est pas obligatoire. FLY LAB propose des logiciels avec IA sur devis, à partir de 200 € par mois, pour ceux qui veulent aller plus loin. Si vous voulez d’abord comprendre ce que l’IA peut faire dans votre métier, consultez les pages par secteur.
Questions fréquentes
Par où commencer avec l’IA quand on n’y connaît rien ?
Prenez un seul assistant et faites-lui faire chaque jour une petite tâche réelle : un mail, une description, une réponse à un avis. Relisez toujours avant d’utiliser.
Peut-on mettre les données de ses clients dans ChatGPT ?
Non, pas sans précaution. Remplacez les noms et coordonnées par des repères anonymes et consultez les recommandations de la CNIL. Ne collez jamais de contrat, d’identifiant ni de RIB.
L’IA va-t-elle remplacer mon métier ?
Nous ne pouvons pas prédire l’avenir. Aujourd’hui, elle aide pour l’écriture et l’organisation, mais elle ne remplace ni votre savoir-faire ni la relation avec vos clients.
Faut-il payer pour utiliser l’IA ?
Pas forcément pour débuter. Testez un outil gratuit sur vos vrais cas, et ne payez que si vous l’utilisez chaque semaine. Vérifiez sur le site de l’outil ce que la version gratuite permet.